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Youssef Afallah
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L'école des pilotes de lignes double ses effectifs
L'Ecole nationale des pilotes de lignes (ENPL) a doublé les effectifs de ses élèves pilotes en 2006/2007 pour passer de 25 à 50 élèves par année scolaire, indique mercredi un communiqué de la Compagnie Royal Air Maroc (RAM), précisant que l'effectif actuel en préparation est de 170 élèves pilotes.

Cette augmentation des effectifs intervient pour faire face à la progression de l'activité de la Compagnie, ajoute la même source, soulignant que dans le cadre du renforcement de ses capacités d'accueil, ses moyens de formation et ses équipements, la compagnie a mis en place un programme d'acquisition de nouveaux avions pour renforcer et moderniser sa flotte.

Ainsi, après avoir reçu le label ISO 9001 version 2000, l'ENPL vient d'obtenir l'Agrément européen Part 47 qui atteste de la conformité de l'Ecole aux exigences européennes en matière de formation aux métiers de la maintenance aéronautique, poursuit le document, qui note que cet agrément européen permet à l'Ecole de vendre son savoir faire en Europe.

L'ENPL possède actuellement 5 avions de type TB 20 monomoteurs pour la formation initiale de deux BE55 bimoteurs pour la formation de vol aux instructeurs (IFR), comme elle a investi dans l'extension de sa flotte à travers l'acquisition de nouveaux avions de formation, à savoir 8 avions monomoteurs Diamond DA 40 et 2 avions bimoteurs DA 42, ajoute-t-on, relevant que l'Ecole vient de recevoir trois avions de type DA 40, le reste des appareils sera livré au cours de l'année 2008.

Les DA 40 sont des avions de nouvelle génération respectant les normes de l'environnement avec les standards "Glass Cockpit". Ils sont dotés d'un système GPS Garmin 1000, d'une cellule composite et d'un moteur Diesel ou jet A1 de faible consommation, rappelle le communiqué.



Youssef Afallah
Rédigé par Youssef Afallah le 31/01/2008 à 21:46

Témoignages des PN
PN=Personnel Navigant


En 1989, après maths sup et maths spé, je réussis le concours ENAC. Ce fut pour moi l'aboutissement d'un rêve commencé à l'âge de 7 ans, lors de mon baptême de l'air !

J'ai connu vers 12 ans la construction de planeurs modélismes, puis la construction de vrais Jodel à 13 ans avec le RSA, pour me lancer dans le pilotage de planeurs à 15 ans. A 16 ans je me lance dans les avions à moteur et décroche ma micence TT à 17 ans et quelques jours. Mais de là à faire de cette passion un métier, la route semble longue.

A 18 ans, je participe au Tour de France Aérien des Jeunes Pilotes et à cette occasion je rencontre d'autres passionnés mais aussi de vrais professionnels de l'air. Ma motivaton est à son comble mais un échec au bac la même année va me refroidir et me faire douter.

Qu'importe je redouble et finalement obtient un dossier suffisament bon pour intégrer les classes prépas. Après maths spé, le rêve est à portée de main.

En 1991, j'intègre le centre SFA de Carcassonne, puis l'ENAC à Toulouse, et enfin Montpellier et un IFR obtenu en mai 1993.

Mais la galère n'est pas finie. La crise est là et la sélection d'Air France en poche, je me retrouve successivement taxi, balayeur, plombier, peintre, secrétaire, professeur, et finir par faire une formation de comptable.
J'atterris à Air Littoral et me retrouve agent de planning PN. A l'époque il m'arrivait de travailler sur des dossiers d'embauche alors que de mon côté je ne pouvais même pas postuler, par manque de qualif !

Finalement le bonheur arrive en juin 1997 quand, après 4 ans d'attente, Air France me programme en stage à Saint Yan.

A partir de là, tout va très vite.
Août 1997 stage Corvette, qualif JAR 23
Décembre 1997, qualif Fokker 100
Mars 1998, qualif Airbus 320
Octobre 1999, PL pratique
Juillet 2001, qualif Boeing 777

Aujourd'hui, c'est le bonheur. J'ai 35 ans et je fais un travail que je rêvais de faire il y a près de 30 ans !
La route fut longue mais le jeu en vaut la chandelle.
Cela vaut la peine de sacrifier les années de notre jeunesse à travailler dur, car les plus longues années sont celles de notre vie active. Si on doit les passer à faire un travail qui ne nous plaît pas, alors on va trouver le temps long ! Et surtout aucune satisfaction personnelle.

Dieu nous a fait avec un certain nombre d'envies, de désirs et il a placé en nous les qualités et les talents pour assouvirs ces envies. Mais ces dons seuls ne suffisent pas. Le travail et la persévérnace sont les compléments nécessaire à la réussite.

Alors au travail et à bientôt dans un cockpit !


Youssef Afallah
Rédigé par Youssef Afallah le 31/01/2008 à 21:43