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Ajwae 2035: Le Maroc dispose désormais d’une stratégie pour son secteur aérien


Par Revue de presse, le 2 Décembre 2014



La stratégie Ajwae sera déclinée en quatre axes : le renforcement du trafic, la mise à niveau des infrastructures, le développement des ressources et l’amélioration de la gouvernance. La capacité aéroportuaire sera portée à 90 millions de passagers d’ici à 2035. Pour renforcer la flotte de Royal Air Maroc, il est prévu l’acquisition de 103 nouveaux appareils.

Très ambitieux, mais surtout très coûteux! C’est le moins que l’on puisse dire quand il s’agit de qualifier les objectifs que se fixe le Maroc pour son secteur aérien. Lundi 24 novembre, le ministère en charge du transport a réuni les responsables de plusieurs départements ministériels, relevant à la fois du ministère du transport et de celui du tourisme, ainsi que des représentants de l’Office national des aéroports (ONDA), de Royal Air Maroc, de l’Office national marocain du tourisme (ONMT) et d’Air Arabia. Lors de cette rencontre, la tutelle a levé le voile sur les détails de la stratégie Ajwae 2035 qui constituera la feuille de route pour le développement du secteur aérien à l’horizon 2035. Selon le document présenté à l’assistance et que La Vie éco a pu consulter, l’objectif premier de la stratégie sera de porter le nombre de passagers à accueillir d’ici 20 ans à 70 millions de passagers. C’est quasiment quatre fois ce qu’accueille actuellement le Maroc. De même, les officiels prévoient de porter la capacité aéroportuaire à 90 millions de passagers contre 24 millions actuellement, la capacité de gestion de l’espace aérien à 515 000 mouvements commerciaux contre 150 000 en 2014, et le volume fret à 182 000 tonnes contre moins de 60000 tonnes. C’est dire que la barre est fixée très haut, et, pour l’atteindre, le Maroc devra mettre sur la table 91 milliards de DH pour financer les investissements.

Pour justifier ce budget important, l’étude menée pour l’élaboration de la stratégie démontre que le Maroc pourra augmenter son PIB de 71 milliards de DH en atteignant ces objectifs et créer entre 115 000 et 126 000 emplois directs et indirects supplémentaires. L’autre argument est que l’Etat ne financera pas directement la totalité de ces investissements. Il pourra en effet recourir à des partenaires financiers étrangers, développer des partenariats publics privés et puiser dans les ressources dégagées sur l’exploitation courante des aéroports.
 


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