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Amélioration et extension des capacités aéroportuaires


Par MAP, le 18 Mai 2006


La Banque africaine de développement (BAD) a souligné que l'amélioration et l'extension des capacités aéroportuaires au Maroc constituent un "des projets à grands succès". Dans un commentaire diffusé dernièrement, la BAD souligne qu'elle a constamment soutenu les efforts de développement de ce sous-secteur, avant de citer parmi ses projets "à grand succès" dans le secteur des transports "l'amélioration et l'extension des capacités aéroportuaires au Maroc".


Amélioration et extension des capacités aéroportuaires

Le document de la banque rappelle que le projet comprend cinq composantes, à savoir : la construction et l'équipement de l'aérogare départ à l'aéroport Mohammed V de Casablanca, la construction d'une seconde piste principale et le renforcement de la piste actuelle, le contrôle aérien, la sécurité aéroportuaire et les services de contrôle et de coordination du projet.

La banque souligne que ce projet est une valeur ajoutée qui permettra de parachever le renforcement des infrastructures existantes et d'améliorer leurs performances de manière à faire face au besoin de trafic en croissance continue.

Sa réalisation aura permis de mettre à niveau les infrastructures et les équipements du secteur aérien en renforçant l'aide à la navigation aérienne de manière à répondre efficacement à une demande de trafic de plus en plus exigeante (5 millions de passagers à Casablanca en 2005 et 10 millions de touristes à l'horizon 2010). Sur le plan du financement, la BAD indique que d'un coût total de 98,07 millions d'Unités de compte (1 UC=1,5 dollar US environ), le projet est financé sur une base parallèle avec le FADES.

La participation de la Banque couvre la totalité des coûts en devises du projet à l'exclusion de ceux du bâtiment de l'aérogare, soit un montant de 54,51 millions d'UC, correspondant à 53,74 % du coût hors taxes et droits de douane du projet. Le FADES (Fonds arabe pour le développement économique et social) finance la sous composante bâtiment de l'aérogare départ à hauteur de 26,70 millions d'UC, soit 27,23 % du montant hors taxes des coûts. L'Office national des aéroports (ONDA) assure le financement des coûts en monnaie locale représentant 19,03% du montant hors taxes du projet, soit le montant de 18,67 millions d'UC.

Justifiant le choix de ce projet, la BAD constate qu'en Afrique les moyens de transport restent encore très insuffisants et le sous secteur aérien, en particulier, est caractérisé par la faiblesse de desserte, le coût élevé des services et une sécurité aérienne insuffisante par rapport aux normes internationales.

La rapidité et la facilité d'accès aux zones éloignées du continent, les besoins croissants du tourisme, l'intégration économique du continent et sa présence dans l'économie mondiale exigent de doter l'outil aéronautique africain d'infrastructures lui permettant d'affronter les enjeux de la mondialisation.


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