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Driss Benhima: La libéralisation du ciel ne peut que profiter aux compagnies aériennes


Par MAP, le 7 Juillet 2008


Le président directeur général de Royal Air Maroc (RAM), Driss Benhima a souligné que la libéralisation du ciel a contribué au développement de la compagnie aérienne marocaine, dont le nombre d'appareils est passé d'une trentaine à une cinquantaine.


Driss Benhima: La libéralisation du ciel ne peut que profiter aux compagnies aériennes
"Nous sommes la seconde compagnie africaine derrière South African Airways. Et en plus, deux compagnies low-cost sont nées : Jet 4you et Atlas Blue", a-t-il indiqué dans une interview publiée dans la dernière livraison de l'hebdomadaire +Jeune Afrique+, expliquant que l'ouverture du ciel favorise le transport aérien et ne pénalise nullement la création de compagnies nationales.

A la question de savoir si l'Afrique est mûre pour un open sky africain, M. Benhima s'est dit convaincu que l'ouverture du ciel africain est le secret du développement du transport aérien, qui passe par la libéralisation et le désengagement des Etats.

"Cela permettrait une progression de transport aérien comme le continent n'en a jamais connu. La doctrine du développement à travers la protection du ciel a échoué", a-t-il fait savoir, soulignant qu'il est plus important de favoriser le transport des populations que de protéger la compagnie nationale.

M. Benhima a indiqué que cette ouverture du ciel vaut également pour les pays du Maghreb, plaidant pour un open sky maghrébin pour permettre aux pays de la région d'atteindre la table des grands.

Et de souligner que le pire serait que chaque pays négocie l'ouverture de son ciel avec l'Europe.

Concernant l'impact de l'explosion du prix du pétrole sur le secteur aérien, M. Benhima a signalé qu'il ne sera pas possible pour le transport aérien mondial de répercuter complètement le surcroît des carburant, admettant que cette hausse affectera la profitabilité de l'ensemble du secteur et des acteurs.

"Des lignes fermeront, et l'on peut prédire que des compagnies disparaîtront", a-t-il dit, expliquant qu'au niveau de la RAM, le coût du carburant entre pour moins d'un quart dans le prix du billet, contrairement aux compagnies low-cost où le carburant constitue le poste de charge fixe le plus élevé.

Après avoir indiqué que la configuration du ciel dépendra du prix du pétrole, dont personne ne sait ce qu'il sera dans six mois, M. Benhima a souligné que la RAM est dans une tendance historique à la hausse, et n'exclut pas l'idée d'investir dans de nouvelles destinations et de nouveaux partenariats.