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Mais que se passe-t-il à la RAM ?


Par La nouvelle Tribune., le 1 Mars 2006


Driss Benhima, nouveau PDG de la RAM, a déjà du pain sur la planche. Fraîchement nommé à la tête de cette compagnie de transport aérien, l'homme est confronté à une affaire qui a défrayé la chronique la semaine passée. En effet la "tentative de sabotage" d'un appareil de la compagnie RAM de type Boeing 737-700 nouvelle génération a secoué l'opinion publique marocaine.


Mais que se passe-t-il à la RAM ?
Les causes et la nature de cet acte ne sont pas toujours déterminées. S'agit-il d'un acte criminel de sabotage? Une enquête liée à la sécurité aérienne est ouverte à ce sujet. En attendant les résultats de l'enquête de la PJ, 9 personnes ont été arrêtées et font l'objet d'un interrogatoire. Mais, jusqu'à présent, pas de suspects. Tout a commencé lorsque les équipes du Centre Industriel Aéronautique de la RAM ont repéré le 10 février 2006 une anomalie sur le câblage d'un avion, lors d'un contrôle routinier des inspections internes, opéré régulièrement selon la réglementation en vigueur en la matière. Le personnel a immédiatement avisé les autorités compétentes. D'après la RAM, les opérations de maintenance du Centre Industriel Aéronautique sont exécutées selon les procédures et les règles les plus strictes et conformément à la réglementation.
"Ces opérations sont soumises à des procédures de contrôle systématiques menées conformément aux standards internationaux régissant ce domaine. Ces contrôles réguliers permettent, entre autres, de détecter toute anomalie ou dysfonctionnement au niveau des avions. Une autre série de contrôle est effectuée par l'équipage de l'avion", dit le communiqué de RAM. L'anomalie qui a été décelée lors du contrôle effectué le 10 février courant n'avait, ajoute RAM, aucun impact sur la sécurité de l'avion: "le Centre Industriel Aéronautique de RAM dispose d'un haut niveau de standards techniques et de qualité reconnus et agrées par la Direction de l'Aviation Civile Marocaine, les JAA (JAR 145), la FAA (FAR 145), normes européennes et américaines ainsi que le Bureau Véritas".
Or s'il est vrai et réellement établi que la RAM possède une maîtrise incontestable en la matière, force est de se demander s'il n'y a pas quelque part une faille au niveau des mouvements des personnes et du personnel dans les lieux à haut risque de nos aérogares. Rappelant qu'il y a trois mois de cela, un moteur d'avion a été trouvé endommagé. A côté, la compagnie a vécu l'année dernière un sérieux conflit social qui a duré près de six mois. Tout cela intervient à l'heure de la signature des accords de l'Open Sky entre le Maroc et les pays de l'UE. Autrement dit, la désignation de Benhima à la tête de la RAM ne sera pas une partie de plaisir...